Principales pathologies respiratoires

L'ASTHME

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes (bronches et bronchioles) pour laquelle les symptômes respiratoires peuvent être fluctuants. Ainsi, des périodes asymptomatiques peuvent alterner avec des périodes de symptômes souvent caractérisés par de la toux, des sifflements respiratoires ou de l’essoufflement.

L’inflammation des bronches peut avoir différentes origines, très souvent elle est d’origine allergique.

Les objectifs de la prise en charge thérapeutique des asthmes est d’obtenir un contrôle satisfaisant de la maladie. Par le terme de contrôle, on attend d’améliorer, voire de faire disparaître les symptômes respiratoires, d’améliorer la fonction respiratoire ; bref, de permettre une vie « normale ».

Dans certaines situations, le contrôle de la maladie asthmatique peut être difficile, le malade pouvant présenter une dyspnée chronique à l’origine d’une diminution de leur activité physique, d’une altération de leur qualité de vie.

Les programmes de réhabilitation respiratoire proposés permettent souvent une éviction d’une exposition allergénique, mais également une adaptation progressive des traitements nécessaires au contrôle de l’asthme. Ils permettent de reprendre de façon contrôlée et progressive des activités physiques afin d’améliorer la tolérance à l’exercice, la perception de l’essoufflement à l’effort, la qualité de vie. L’association à des séances d’éducation thérapeutique permet de mieux comprendre sa maladie, de mieux comprendre les traitements, de mieux comprendre leur adaptation, de se donner les moyens de faire face aux exacerbations (majoration des symptômes respiratoires au delà de la simple crise d’asthme), de modifier souvent son comportement de vie sédentaire.

LA BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive)

La BPCO ou Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire chronique qui se caractérise par une obstruction permanente et progressive des voies aériennes, causée par l’association variable selon les patients d’une diminution du calibre des bronches (obstruction bronchique) et d’une destruction des alvéoles pulmonaires.

C’est une pathologie secondaire à l’inhalation répétée de substances toxiques et irritantes au niveau bronchique. La cause la plus fréquente en est le tabagisme.

Il s’agit là d’une pathologie fréquente qui affecte 6 à 8 % de la population adulte en France et qui est en voie de devenir en 2030 la 3ème cause de décès dans le monde.

La BPCO est différente de la bronchite chronique, car si ces deux pathologies ont souvent la même cause, la bronchite chronique se caractérise par une toux et une expectoration plus de 3 mois par an pendant plus de 2 ans, sans qu’il soit décelé d’obstruction bronchique.

La BPCO est caractérisée par l’obstruction bronchique mise en évidence lors d’un examen spécifique du souffle : la spirométrie.

La manifestation respiratoire dominante dans la BPCO est l’essoufflement, même s’il peut s’y associer une toux, une expectoration…

Le diagnostic est fait par le pneumologue qui met en évidence le trouble obstructif (diminution du calibre des bronches) lors de la réalisation d’une spirométrie (mesure du souffle). Il mesurera l’oxygénation par la réalisation d’une gazométrie. 

La BPCO est une maladie respiratoire chronique d’évolution progressive dans le temps, qui peut dans certains cas conduire à l’insuffisance respiratoire chronique et parfois, la nécessité d’une oxygénothérapie, voire d’une aide à la ventilation (ventilation non invasive ou VNI).

L’évolution de cette maladie est le plus souvent progressive dans le temps et il peut exister des aggravations aiguës caractérisées par la majoration des symptômes respiratoires (majoration de la toux, majoration de l’expectoration, majoration de l’essoufflement…) définies sous le terme d’exacerbations.

Il peut s’associer à cette maladie respiratoire des pathologies concernant d’autres organes (appelées comorbidités) qui peuvent être nombreuses. Ces comorbidités sont :

  • Anxiété/dépression
  • Ostéoporose
  • Troubles du sommeil
  • Troubles de la libido
  • Maladies cardio-vasculaires, en rapport avec une exposition toxique commune, souvent le tabac, l’évolution en fonction de l’âge, mais également un facteur aggravant propre qui est la BPCO.
  • La dyspnée (essoufflement) peut s’aggraver progressivement dans le temps et être à l’origine d’une limitation des activités physiques à l’origine d’un déconditionnement physique progressif, parfois d’une sédentarité.

L’altération de la tolérance à l’exercice, des activités physiques est un facteur de désocialisation (limitation des sorties, des activités ludiques…) également un facteur pronostique de la maladie puisque la présence de ces évènements aggrave très nettement la survie des patients.

L’inflammation des bronches peut avoir différentes origines, très souvent elle est d’origine allergique.

Les objectifs de la prise en charge thérapeutique des asthmes est d’obtenir un contrôle satisfaisant de la maladie. Par le terme de contrôle, on attend d’améliorer, voire de faire disparaître les symptômes respiratoires, d’améliorer la fonction respiratoire ; bref, de permettre une vie « normale ».

Dans certaines situations, le contrôle de la maladie asthmatique peut être difficile, le malade pouvant présenter une dyspnée chronique à l’origine d’une diminution de leur activité physique, d’une altération de leur qualité de vie.

Les programmes de réhabilitation respiratoire proposés permettent souvent une éviction d’une exposition allergénique, mais également une adaptation progressive des traitements nécessaires au contrôle de l’asthme. Ils permettent de reprendre de façon contrôlée et progressive des activités physiques afin d’améliorer la tolérance à l’exercice, la perception de l’essoufflement à l’effort, la qualité de vie. L’association à des séances d’éducation thérapeutique permet de mieux comprendre sa maladie, de mieux comprendre les traitements, de mieux comprendre leur adaptation, de se donner les moyens de faire face aux exacerbations (majoration des symptômes respiratoires au delà de la simple crise d’asthme), de modifier souvent son comportement de vie sédentaire.

LA FIBROSE PULMONAIRE IDIOPATHIQUE

La fibrose pulmonaire est une maladie qui touche les poumons. Elle se caractérise par la formation progressive de tissus fibreux (fibrose) de façon diffuse dans les poumons, qui se rigidifient progressivement, altérant le passage de l’oxygène de l’air dans le sang. Elle peut être à l’origine d’une insuffisance respiratoire progressive, et nécessiter une oxygénothérapie. Lorsque l’origine de cette fibrose n’est pas connue, on parle alors de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI).

La fibrose pulmonaire idiopathique est à différencier des autres fibroses pulmonaires ou maladies bronchiques déclenchées par exemple par la toxicité de certains médicaments ou par expositions importantes et prolongées à des particules comme l’amiante.

Les mécanismes qui conduisent à la fibrose pulmonaire idiopathique ne sont pas connus. Ainsi, certaines personnes sont prédisposées (possibles facteurs génétiques), les agressions répétées au niveau de l’appareil respiratoire pourraient conduire à une cicatrisation exagérée des poumons à l’origine de la fibrose.

La fibrose pulmonaire est révélée le plus souvent par un essoufflement (dyspnée). Cet essoufflement est progressif, d’abord pour les efforts intenses, puis progressivement, pour les efforts de la vie quotidienne.

La fibrose pulmonaire est dans la majorité des cas une maladie qui s’aggrave dans le temps. La progression de la maladie est très variable d’un sujet à un autre. Il peut exister une aggravation rapide de la maladie définie sous le terme d’exacerbation aiguë.

La fibrose pulmonaire idiopathique peut s’associer à d’autres maladies (définies alors sous le terme de comorbidités) :

  • Les maladies cardio-vasculaires sont fréquentes (effet de l’âge, effet du tabac).
  • Reflux gastro-œsophagien.
  • Syndrome des apnées obstructif du sommeil (SAOS).
  • Anxiété.
  • Signes de dépression.
  • Déconditionnement physique progressif.
  • Altération de la tolérance à l’exercice progressive liée essentiellement à la majoration de l’essoufflement.

Un programme de réhabilitation respiratoire prend alors toute sa valeur associant kinésithérapie respiratoire, réadaptation à l’effort, prise en charge des comorbidités (cardio-vasculaires, anxiété/dépression…), une prise en charge diététique, une réadaptation à l’exercice afin d’améliorer la tolérance à l’effort.

L’éducation thérapeutique permet de mieux comprendre sa maladie, son évolution, donne de meilleures possibilités d’adaptation aux évènements aigus (exacerbation) et améliore l’observance et la compréhension des traitements délivrés dans cette maladie.

Elle permet également une adaptation si nécessaire de l’appareillage d’oxygénothérapie.

Ainsi, un programme de réhabilitation permet d’améliorer la tolérance à l’exercice, diminuer la dyspnée à l’effort, améliorer la compréhension de sa maladie et son adaptation au fil du temps, améliore la compréhension des thérapeutiques, de leurs effets secondaires et les préventions qui peuvent en être faites.

L’inflammation des bronches peut avoir différentes origines, très souvent elle est d’origine allergique.

Les objectifs de la prise en charge thérapeutique des asthmes est d’obtenir un contrôle satisfaisant de la maladie. Par le terme de contrôle, on attend d’améliorer, voire de faire disparaître les symptômes respiratoires, d’améliorer la fonction respiratoire ; bref, de permettre une vie « normale ».

Dans certaines situations, le contrôle de la maladie asthmatique peut être difficile, le malade pouvant présenter une dyspnée chronique à l’origine d’une diminution de leur activité physique, d’une altération de leur qualité de vie.

Les programmes de réhabilitation respiratoire proposés permettent souvent une éviction d’une exposition allergénique, mais également une adaptation progressive des traitements nécessaires au contrôle de l’asthme. Ils permettent de reprendre de façon contrôlée et progressive des activités physiques afin d’améliorer la tolérance à l’exercice, la perception de l’essoufflement à l’effort, la qualité de vie. L’association à des séances d’éducation thérapeutique permet de mieux comprendre sa maladie, de mieux comprendre les traitements, de mieux comprendre leur adaptation, de se donner les moyens de faire face aux exacerbations (majoration des symptômes respiratoires au delà de la simple crise d’asthme), de modifier souvent son comportement de vie sédentaire.

LE SYNDROME DES APNEES OBSTRUCTIF DU SOMMEIL (SAOS)

Le syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS) est défini par la présence d’une somnolence diurne excessive non expliquée par d’autres facteurs, associée, soit à des ronflements, soit à une sensation d’étouffement ou de suffocations pendant le sommeil, soit à un sommeil non réparateur, une fatigue diurne,ou à des difficultés de concentration ou une nycturie.

Un examen polygraphique ou polysomnographique permet d’en poser le diagnostic.

Ce syndrome des apnées obstructives du sommeil est souvent associé :

  • A une surcharge pondérale, voire une obésité
  • Une pathologie respiratoire comme une BPCO, on parle alors d’overlap syndrome
  • Un tabagisme
  • Des troubles métaboliques (diabète…)
  • Une pathologie cardio-vasculaire associée (cardiaque ou cérébro-vasculaire)
  • Une HTA mal contrôlée par les traitements
  • Des troubles du rythme, voire une insuffisance cardiaque peut être associée

Son traitement, lorsqu’il est nécessaire, peut faire intervenir une ventilation mécanique par PPC (Pression Positive Continue), une orthèse mandibulaire, un traitement positionnel (base du dos) et des mesures hygiéno-diététiques dont la perte de poids est souvent un élément clé. Dans le cadre d’un SAOS associé à une pathologie respiratoire chronique, ou d’un syndrome métabolique, ou d’une surcharge pondérale voire une obésité, la réhabilitation respiratoire est une des indications dans la prise en charge de cette pathologie.

Il existe actuellement des techniques de réentrainements des muscles pharyngés permettant de diminuer les symptômes liés à l’apnée du sommeil. Associées à de la kinésithérapie respiratoire et une réadaptation à l’effort, elles permettent un meilleur confort et une meilleure tolérance de la ventilation par PPC ou des autres thérapeutiques.

L’éducation thérapeutique apporte un soutien dans la compréhension, l’observance et l’efficacité des traitements, une meilleure gestion de sa maladie, une modification des comportements conduisant aux facteurs prédisposant au SAOS.

Une prise en charge diététique afin d’optimiser une perte de poids, voire un support psychologique à la tolérance des appareillages peut être nécessaire.

Dans ces objectifs-là, la réhabilitation respiratoire est une indication.

LES DILATATIONS DE BRONCHES

Les dilatations de bronches ou bronchectasies sont caractérisées par une augmentation permanente et irréversible du calibre des bronches. Cette modification de la morphologie des bronches est responsable d’une altération de la fonction dans des territoires qui vont être plus ou moins étendus.

Elles sont souvent la conséquence de phénomènes essentiellement locaux à type d’agression de la muqueuse bronchique favorisant les infections et la colonisation bactérienne. Les facteurs prédisposant à la formation de ces dilatations de bronches sont multiples. Ils peuvent être infectieux, mécaniques (comme l’inhalation d’un corps étranger…), s’intégrer dans le cadre d’une maladie plus générale, comme cela peut être le cas dans la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux ou certaines colites inflammatoires. Elles peuvent parfois s’intégrer dans des tableaux plus complexes, comme c’est le cas de la fibrose pulmonaire. On mettra à part la mucoviscidose qui est bien-sûr une des multiples étiologies à ces dilatations de bronches.

Les dilatations de bronches sont à l’origine d’une bronchorrhée (expectoration souvent abondante) qui peut bien-sûr être variable sur le plan quantitatif et qualitatif. Cette bronchorrhée peut remonter à dans l’enfance. Elle s’associe parfois à des épisodes d’hémoptysie (saignement ou crachats sanglants). Elles peuvent être le siège d’infection. Un essoufflement peut être associé à ces dilatations de bronches, souvent variable, il peut s’aggraver au fil des années.

L’apprentissage d’un drainage bronchique efficace (toilette bronchique) permet de diminuer le risque de saignement et de surinfection bronchique.

L’essoufflement peut être à l’origine d’une diminution progressive des activités physiques pouvant aller jusqu’à la sédentarisation (absence d’activité physique). Cette sédentarisation aggrave bien-sûr les capacités de l’individu à l’exercice et majore l’essoufflement à l’effort…

Dans cette pathologie chronique, la réhabilitation respiratoire a sa place. Elle améliore le drainage bronchique (toilette bronchique par la kinésithérapie respiratoire), permet d’améliorer le contrôle de la ventilation. Associée à une réadaptation personnalisée individualisée à l’exercice, elle permettra au patient d’améliorer ses capacités aux efforts.

L’éducation thérapeutique permettra de mieux comprendre la maladie, de mieux gérer les complications infectieuses et/ou hémorragiques, voire lorsque la maladie est évoluée et lorsque cela est nécessaire, d’adapter une oxygénothérapie.

Plateau technique

Le Centre Médical Toki Eder dispose d’un plateau technique performant : un laboratoire d’exploration fonctionnelle, des salles de rééducation, de gymnastique et de relaxation, une salle de radiologie, un parcours santé dans le parc.

Nos médecins

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